Diego Bejarano

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Lieux à visiter

Paysages enchanteurs, plage, soleil et une bonne dose d'histoire, de culture et de traditions !

Costa de la Luz

Les en­vi­rons des deux vil­las offrent de bons exemples de la ri­chesse du pa­tri­moine cultu­rel An­da­lou. Le Cap de Tra­fal­gar, qui fut le scé­na­rio de la fa­meuse ba­taille entre la flotte bri­tan­nique et la flotte es­pa­gnole ; l'an­cienne ville ro­maine de Bo­lo­nia; la ville de Je­rez de la Fron­tera, connue pour sa culture du vin, les che­vaux et le fla­menco ; la vi­brante et mo­nu­men­tale ville de Sé­ville; l'his­to­rique ville por­tuaire de Ca­dix ; et le vil­lage blanc de Ve­jer de la Fron­tera, avec son mer­veilleux passé Maure.

Maroc

En seule­ment 35 mi­nutes, le voya­geur tra­ver­sera le Dé­troit de Gi­bral­tar, pour s'im­bi­ber de la culture ty­pi­que­ment ma­ro­caine de la ville de Tan­ger. Ne man­quez pas de vous pro­me­ner dans son souk, pour y dé­cou­vrir l'agi­ta­tion et le brou­haha si ca­rac­té­ris­tique des mar­chés du Ma­roc, ap­pre­nez à mar­chan­der pour ache­ter les pro­duits ty­piques de la ré­gion et sa­vou­rez le vrai thé à la menthe. Après l'agi­ta­tion du mar­ché, l'Hô­tel Minza, le bas­tion de l'im­pé­ria­lisme, l'en­droit idéal pour se dé­tendre avec une bois­son bien fraîche. Pour mieux ap­pré­cier cette ville char­gée d'his­toire, nous re­com­man­dons aux tou­ristes de louer les ser­vices d'un bon guide. Notre re­com­man­da­tion : Aziz Beg­douri (aziz­tour@­hot­mail.com). Vous pour­rez ainsi écou­ter, tan­dis que vous vi­si­tez les sites em­blé­ma­tiques de la ville, les sur­pre­nantes his­toires vé­cues à Tan­ger par des écri­vains de la taille de : Paul Bowles ou Ten­nes­see Williams.

Conil de la Frontera

Co­nil de la Fron­tera – la ville blanche si­tuée di­rec­te­ment sur la mer – était au­tre­fois un pe­tit vil­lage de pê­cheurs sur la Costa de la Luz, vi­vant avant tout de la pêche et de l’agri­cul­ture. La pe­tite ville a lar­ge­ment gardé son flair an­da­lou. En ef­fet, lorsqu’on flâne au­jourd’hui dans ses ruelles tor­tueuses, on dé­couvre des cours in­té­rieures en­chan­te­resses et des pla­cettes au charme fou. Grâce à son em­pla­ce­ment idyl­lique entre fo­rêts de pins et la côte At­lan­tique dans le sud de l’An­da­lou­sie, une mé­téo très agréable avec sa lu­mière in­com­pa­rable et les longues plages do­rées, Co­nil est de­ve­nue une se­conde pa­trie pour de nom­breux tou­ristes qui re­viennent tou­jours avec grand plai­sir. Que ce soit pour se bai­gner, sur­fer, faire du vélo, des ran­don­nées, des pro­me­nades à che­val ou dé­gus­ter les spé­cia­li­tés lo­cales.

Vejer de la Frontera

Pour éveiller la cu­rio­sité des vi­si­teurs et vous in­ci­ter à vi­si­ter cette lo­ca­lité de la ré­gion de Ca­dix, peut-être, est-il suf­fi­sant de dire que la lo­ca­lité de Ve­jer a été dé­cla­rée Mo­nu­ment Ar­tis­tique Na­tio­nal. Cette ville est une trame de rues étroites au sol pavé, pleine de mai­sons blanches, de ves­tiges ar­chéo­lo­giques et de nom­breux mo­nu­ments re­li­gieux, qui se dis­tri­buent sur le som­met d'une col­line à en­vi­ron 10 km de la côte, sur la ri­vière Bar­bate. Le de­sign et l'ar­chi­tec­ture de sa trame ur­baine est d'un style ty­pi­que­ment an­da­lou avec cer­taines in­fluences maures. Pen­dant plus de cinq siècles, le vil­lage de Ve­jer, alors ap­pelé : Be­sher, était sous la do­mi­na­tion mu­sul­mane. Ve­jer est l'un des vil­lages blancs an­da­lou avec le plus de charme, un en­droit où par­cou­rir tran­quille­ment ses ruelles en pente, qui vous per­met de voya­ger dans l'ima­gi­naire de ce passé maure, qui reste si pré­sent dans le tracé de ses rues et l´har­mo­nie de ses vo­lumes ar­chi­tec­tu­raux. L'am­biance ro­man­tique de cette char­mante ville s'in­ten­si­fie à la tom­bée du jour. L'in­té­rêt crois­sant des tou­ristes pour Ve­jer, a fait pros­pé­rer dans ses rues, des res­tau­rants, tel que El Jar­din del Ca­lifa, et dif­fé­rents bars où le vi­si­teur pourra dé­gus­ter et sa­vou­rer des plats ty­piques de la cui­sine an­da­louse.

Tarifa

À seule­ment 15 km de l’Afrique du Nord, se trouve la lo­ca­lité de Ta­rifa qui a su conser­ver toute sa sa­veur arabe, de par ses ruelles de pa­vés et ses mai­sons blanches, de même que son ar­chi­tec­ture et la dé­co­ra­tion de ses res­tau­rants et bou­tiques. Son mo­nu­ment prin­ci­pal est le Châ­teau de Guzmán el Bueno, une for­te­resse dé­ci­sive dans la Re­con­quista (la conquête chré­tienne) de la place. La ville conserve aussi, les tours de son an­cienne mu­raille et l'une de ses portes, ap­pe­lée Puerta de Je­rez (Porte de Je­rez). Les vents forts du Le­vante fouettent ha­bi­tuel­le­ment la ville de Ta­rifa, qui grâce à ça, est de­ve­nue le pa­ra­dis du wind­surf et ki­te­surf. C'est le lieu à la mode pour ceux qui aiment pra­ti­quer (ou voir) ces sports aqua­tiques. Une bonne am­biance tant de jour comme de nuit sur ses plages, ses bou­tiques, ses bars et res­tau­rants. Un ferry-boat par­tant de son port réa­lise la tra­ver­sée à Tan­ger, en seule­ment 35 mi­nutes.

Jerez de la Frontera

Le vin, le fla­menco et le che­val, sont les trois élé­ments clés de l’his­toire et la culture de cette lo­ca­lité de la pro­vince de Ca­dix. Ses vi­gnobles, ses ar­tistes de la danse et du “cante” fla­menco, tout comme, les spec­tacles équestres, et bien d’autres at­trac­tions tou­ris­tiques, sont connus dans le monde en­tier. Je­rez de la Fron­tera offre aux vi­si­teurs un riche pa­tri­moine his­to­rique et ar­tis­tique, dont cer­tains mo­nu­ments, tels que L'Al­ca­zar si­tué dans la Ala­meda Vieja, la Ca­thé­drale, l'an­cien Cha­pitre de la place de l'Asun­ción, la Car­tuja de Santa Ma­ria de la De­fen­sión et de nom­breuses églises dis­per­sées dans toute la vieille ville. Cer­tains de ses do­maines offrent un in­té­rêt ar­chi­tec­tu­ral, comme par exemple, ceux du Tio Pepe de Gonzá­lez Byass ; le pa­lais de style fran­çais El Re­creo de las Ca­de­nas, qui ac­cueille les plus cé­lèbres spec­tacles équestres d'An­da­lou­sie et qui hé­berge éga­le­ment dif­fé­rents mu­sées et centres d'in­té­rêt ; et le Pa­lais de Pemartín, qui est le siège du Centre de Fla­menco An­da­lou, où le vi­si­teur ne peut man­quer de faire un ar­rêt pour s'im­bi­ber de cet Art, qui est si lié à la ville de Je­rez et qui a été dé­claré Pa­tri­moine cultu­rel im­ma­té­riel de l'hu­ma­nité.

El Puerto de Santa María

Vous n’ou­blie­rez ja­mais les fruits de mer qui sont pro­po­sés dans les pe­tits bis­trots de cet an­cien vil­lage de pê­cheurs. C’est d’ici que Chris­tophe Co­lomb est parti à la dé­cou­verte de l’Amé­rique sur son na­vire, le Santa Ma­ria. Vi­si­tez ce vil­lage pour y dé­gus­ter des fruits de mer ac­com­pa­gnés de Fino glacé ou de Man­za­nilla Sherry, deux spé­cia­li­tés pro­duites dans la ré­gion. Sou­li­gnons d'ailleurs que El Puerto de Santa Ma­ria est l’une des trois villes qui forment le « tri­angle du Sherry », ce qui ex­plique l’ali­gne­ment d’en­tre­pôts dans un pay­sage par­semé de col­lines vi­ti­coles sur les rives de la ri­vière Gua­da­lete. De l’autre côté de la baie se trouve Ca­diz – l’une des plus vieilles villes d’Eu­rope (si ce n’est la plus an­cienne) que vous pour­rez éga­le­ment re­joindre en ferry. Cette tra­ver­sée très in­té­res­sante d’env. 30 mi­nutes peut éga­le­ment être ef­fec­tuée en sens in­verse entre Ca­diz et El Puerto de Santa Ma­ria. En­fin, lais­sez-vous en­traî­ner par les fes­ti­vi­tés or­ga­ni­sées au­tour des cor­ri­das qui sont une vé­ri­table re­li­gion pour de nom­breuses per­sonnes.

Cap de Trafalgar

Ter­ri­toire his­to­rique où eut lieu la fa­meuse Ba­taille de Tra­fal­gar en 1805, l’une des plus im­por­tantes ba­tailles na­vales de l’his­toire de la flotte bri­tan­nique. La flotte franco-es­pa­gnole fut dé­truite par la flotte bri­tan­nique, sous le com­man­de­ment de l'ami­ral Nel­son. On y trouve le phare qui porte son nom et les ves­tiges d'une an­cienne tour de guet, construite par les Arabes au IXème siècle, en plus des restes ar­chéo­lo­giques d'une usine ro­maine de sa­lai­sons de pois­sons et d'une co­lo­nie His­pano-mau­resque. Cette ba­taille causa le nau­frage d'une di­zaine de na­vires, c'est pour­quoi, au­jourd'hui, cette zone cô­tière est très riche en épaves. Le pe­tit îlot où se trouve le Phare de Tra­fal­gar est si­tué entre la baie de Co­nil et Bar­bate. Il fait par­tie du ter­ri­toire com­mu­nal de Bar­bate et du Ré­seau d'Es­paces Na­tu­rels Pro­té­gés d'An­da­lou­sie, éga­le­ment nommé : Le Tóm­bolo de Tra­fal­gar.

Bolonia

Les ama­teurs de l’his­toire et de l’ar­chéo­lo­gie trou­ve­ront leur bon­heur dans la vi­site des ruines ro­maines de Baelo Clau­dio, si­tuées dans le pe­tit ha­meau de Bo­lo­nia, qui ap­par­tient à la com­mune de Ta­rifa, et qui fut l’une des plus im­por­tantes co­lo­nies de la Bé­tique ro­maine. La ville de Baelo Clau­dio fut construite à la fin du IIe siècle av. J.-C. Il s'agit là de l'un des meilleurs exemples connus de l'ur­ba­nisme ro­main. Ce gi­se­ment ar­chéo­lo­gique, qui fut dé­claré Mo­nu­ment Na­tio­nal, se dis­cerne de­puis la plage de Bo­lo­nia. Dé­li­mi­tée par son pé­ri­mètre de mu­raille, elle oc­cupe un peu plus de 13 hec­tares de ter­rain. En plus des restes de l'an­cienne mu­raille, on ob­serve éga­le­ment des ves­tiges du fo­rum, du théâtre, de la ba­si­lique et de l'usine de sa­lai­son de pois­sons de la ville. Le par­cours à tra­vers l'an­cienne ville de Baelo Clau­dio est un fan­tas­tique voyage au passé. La si­gna­li­sa­tion et les pan­neaux in­for­ma­tifs, dis­tri­bués stra­té­gi­que­ment dans toute l'an­cienne ville, vous ai­de­ront à com­prendre et à ima­gi­ner en dé­tail à quoi res­sem­blait ses rues, son théâtre, son fo­rum..., la vie dans ce mer­veilleux site avec une vue spec­ta­cu­laire sur la mer.

Séville

Sé­ville est, aux yeux de ses ha­bi­tants et des nom­breux tou­ristes qui la vi­sitent chaque jour, la plus belle ville d’An­da­lou­sie. Sa grande Ca­thé­drale do­mi­née par la Gi­ralda, em­blème de la ville, la Torre del Oro (Tour de l'Or), la Casa de Pi­la­tos, l'Al­ca­zar, les Ar­chives des Indes, le mu­sée des beaux-arts et de nom­breux cou­vents et dif­fé­rentes églises, forment le pa­tri­moine his­to­rique et ar­tis­tique de la ville de Sé­ville. Alors, ne man­quez pas de les vi­si­ter si vous sou­hai­tez dé­cou­vrir l'his­toire et la culture de la ca­pi­tale de l'An­da­lou­sie. Son Arène, le Parc de Ma­ria Luisa et les quar­tiers de la Ma­ca­rena, Tri­ana ou de Santa Cruz, sont éga­le­ment in­dis­pen­sables pour com­plé­ter la vi­site tou­ris­tique de Sé­ville. Dans tous les quar­tiers ty­piques de Sé­ville, le voya­geur pourra dé­gus­ter les sa­veurs tra­di­tion­nelles de la cui­sine sé­vil­lane, dans ses bars, ses bis­trots, ses caves et ses res­tau­rants. Vous trou­ve­rez éga­le­ment de nom­breuses bou­tiques de sou­ve­nirs. C'est peut-être au prin­temps, alors que la tem­pé­ra­ture est en­core clé­mente, le meilleur mo­ment pour par­cou­rir ses rues, places, pa­lais, églises et les nom­breux mo­nu­ments de la vieille ville de Sé­ville. C'est aussi à cette sai­son que les fleurs d'oran­ger ex­halent un dé­li­cat par­fum fleuri et pé­né­trant.

Algarve

L’Al­garve, au sud du Por­tu­gal, est l’une des ré­gions tou­ris­tiques les plus vi­si­tées, sur­tout pen­dant la sai­son es­ti­vale, lorsque nous cher­chons la plage, le sable fin et les eaux cris­tal­lines. C'est un pa­ra­dis pour le corps et l'es­prit, et une mer­veilleuse oc­ca­sion de dé­cou­vrir, en plus de son fan­tas­tique lit­to­ral, la culture, les tra­di­tions, la gas­tro­no­mie, l'ar­chi­tec­ture et l'ar­ti­sa­nat ty­pique de la ré­gion ; de même que le ca­rac­tère ac­cueillant et af­fable de ses ha­bi­tants. De­puis Sé­ville, par l'au­to­rail, vous ar­ri­ve­rez sans pro­blème à ce mer­veilleux site por­tu­gais, où l'on sou­ligne plus par­ti­cu­liè­re­ment ses fan­tas­tiques plages de sable fin et doré, sans ou­blier ses splen­dides criques na­tu­relles.

Cadix

Lorsque le mois de fé­vrier ar­rive, les adeptes du Car­na­val ne manquent pas ce ren­dez-vous an­nuel. Mais, vi­si­ter Ca­dix, la "Ta­cita de Plata", est tou­jours un plai­sir, à n'im­porte quel mo­ment l'an­née. Dès que le voya­geur tra­verse la « Puerta de Tierra », le mo­nu­ment qui re­pré­sente la porte d'en­trée au centre his­to­rique de la ville, votre ima­gi­na­tion com­men­cera à voya­ger aux dif­fé­rentes époques de la ville de Ca­dix, qui a plus de 3000 ans d'his­toire. Ca­dix est l'une des plus an­ciennes villes d'Oc­ci­dent, d'ailleurs dif­fé­rentes ci­vi­li­sa­tions furent pré­sentes : les Grecs, les Ro­mains, les Wi­si­goths, les Maures, et bien d'autres cultures. Ce n'est donc pas éton­nant que son centre his­to­rique ait été dé­claré Mo­nu­ment His­to­rique Ar­tis­tique. Sa Ca­thé­drale au dôme doré, est le mo­nu­ment le plus re­pré­sen­ta­tif, vi­sible de­puis presque n'im­porte quel point de la ville. D'autres mo­nu­ments pré­sen­tant un in­té­rêt his­to­rique et ar­tis­tique viennent s'ajou­ter à ce temple. Vous trou­ve­rez par exemple : l'Église de Santa Cruz, l'an­cienne ca­thé­drale de la ville ; l'Ora­toire de San Fe­lipe Neri, la Cha­pelle Ora­toire de la Santa Cueva (Sainte Grotte) et l'Église de San Agustín. Autres sites d'in­té­rêt : la Tour Ta­vira, au­jourd'hui équi­pée d'une chambre noire, les ca­chots de la Pri­son Royale, qui hé­bergent au­jourd'hui les tri­bu­naux de la ville, le châ­teau de San Sé­bas­tian et ce­lui de Santa Ca­ta­lina, l'Arc du Po­pulo, son an­cien théâtre ro­main et sa pai­sible Plage de la Ca­leta, qui a su conser­ver et ré­ha­bi­li­ter une an­cienne sta­tion bal­néaire. L'am­biance ty­pique de la "ta­cita de plata" se res­pire dans le quar­tier de La Viña, dans l'an­cien quar­tier de pê­cheurs, où vous pour­rez sa­vou­rer le tra­di­tion­nel "pes­caito frito" (fri­ture de pois­sons) ; le quar­tier El Po­pulo, l'an­cienne ville mé­dié­vale ; et ce­lui de Santa Ma­ria, qui té­moigne de la ri­chesse de l'Arte Fla­menco.